Ce roman de Faulkner, dont le titre vient en droite ligne de Shakespeare, est un labyrinthe tortueux dont les méandres sont ceux de l'esprit humain. C'est un chef d'oeuvre que l'auteur nous a offert, sous couvert d'un drame familial se passant aux Etats Unis vers la fin des années trente. On ne peut pas résumer ce roman sans en gâcher l'effet...
Etrange et mystérieux, "le bruit et la fureur" s'inscrit dans la veine de "tandis que j'agonise", ou l'on reçoit une véritable rafale de pensées dès les premiers paragraphes. On plonge au coeur de l'âme torturée des personnages pour s'y baigner et y lire tous leurs désirs, toutes leurs folies, et au fil des pages, on entre un peu plus dans le bruit et la fureur.

Satire incroyablement drôle de la bourgeoisie "jet set" de l'époque, "moustiques" nous emmène au large de la Louisiane, sur un bateau ou les différents protagonistes virevoltent, bourdonnent et parasitent comme d'agaçants moustiques. Ce texte de Faulkner s'inscrit dans un tout autre style que la plupart de ses oeuvres. On est sans cesse amusé - et navré- par l'incroyable superficialité des personnages ("moustiques" m'a fortement rappelé "ces corps vils" de Waugh). La légéreté du ton fait de ce roman une oeuvre distrayante et atypique, que je ne peut que conseiller.
Une nouvelle oeuvre de Faulkner, décrivant la lutte de la famille Sartoris contre son destin. Dans cette famille, chère à Faulkner (on la retrouve dans plusieurs autres textes), tous les hommes meurent de mort violente (accident d'avion...), et les femmes sont condamnées à pleurer.
Ainsi se mettent en place les différents protagonistes : les deux Bayard Sartoris (le jeune, tête brûlée hanté par la mort de son jumeau, et le vieux, patriarche resigné), et tante Jenny, bien décidée à ne plus porter de deuil. Enfin, dans ce roman, Faulkner met également en avant la vie d'une famille noire, vivant sur les domaines des Sartoris.
Sans avoir la portée de tandis que j'agonise ou le bruit et la fureur, Sartoris est un roman passionnant, présentant le destin comme une lourde machine à broyer les hommes, montrant deux aspects de la vie du Sud des états-unis des années 20, et émaillé de personnages attachants ...
L'action de ce roman de Faulkner se situe une fois de plus dans le sud des états-unis, mais l'auteur nous parle cette fois d'aviateurs marginaux, en quête de vitesse et d'émotions.
L'habituelle famille Faulknerienne est ici décrite comme une vague structure bancale : Deux aviateurs (les personnages principaux) se partagent la paternité d'un jeune garcon, sous le regard de celle qui les suit et les observe depuis le sol. Ce quatuor est également accompagné d'un mécanicien. Fasciné par cette femme, un journaliste se passionne pour les aviateurs, jusqu'à la déraison.
Au delà des principaux thèmes abordés par Pylone, l'action est encore dominée par un sentiment fort, l'amour de la vitesse. Faulkner présente le destin comme une fatalité, et tout au long du roman, on a l'impression que "cela ne peut pas durer".
Une oeuvre qui parvient à traiter avec poésie de la misère humaine.
Cette oeuvre est d'une étrangeté rare. W. Faulkner nous fait entrer dans les pensées de ses personnages tout au long du roman.
Décrivant de l'intérieur l'agonie d'une mère de famille paysanne Américaine, puis le trajet pitoyable effectué par sa famille, Tandis que j'agonise m'a profondément marqué. Tous ses personnages ont quelque chose d'attachant et de repoussant à la fois. On ne sait si on doit les hair ou les aimer... Ils sont tous profondément humains, et pourtant, ce viol de leurs pensées nous les rends presque manichéens !
Peut être un peu difficile à lire au début si l'on est pas habitué à Faulkner...
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