Roman presque autobiographique de Dostoievski, tant il décrit de manière quasi-anatomique la fiêvre du jeu (dont souffrait l'écrivain), et la monomanie en général. Ce roman est pathétique de bout en bout, tous les personnages présentés sont des ombres face à leur obsession, et la lente chute du héros est décrite magistralement.
Le lieu de l'action, une ville casino d'Europe, parait presque irréelle : on y arrive en train comme venu de nulle part, et on ne peut plus la quitter. Rien n'y a de substance, si ce n'est ce casino qui draine toutes les fortunes...
Vendredi 23 septembre 2005
Roman étrangement schizophrène, le double nous fait à nouveau entrer dans les névroses de Dostoievski. Cette fois, le héros, un terne bureaucrate, se retrouve face à son double, une sorte de jumeau de lui-même, qui réussit tout ce qu'il n'ose réaliser.
Cette depossession de soi est assortie d'un sentiment ambigue sur la relation crée entre les deux clones. On s'interroge sur la signification profonde de ce roman tout en le dévorant.
Vendredi 9 septembre 2005
Bobok est une courte nouvelle de Fedor Dostoievski, dans laquelle le héros est "humoristiquement" mis en présence du monde de morts dans un cimetière. Très légère, cette nouvelle est un satellite tant on y reconnait pas le style de Dostoievski !
Vendredi 9 septembre 2005
Les possédés ou les démons, suivant la traduction, est un des romans les plus tortueux de Dostoievski. Dans la lignée de "crimes et chatiments" et des "freres Karamazov", il décrit le trajet mental et social de criminels. Ici, la scène est laissée aux criminels politiques, et, une fois encore, Dostoievski nous fait visiter ses névroses.
Ce roman, en plus de nous emmener au plus profond de la nature humaine est une oeuvre désabusée sur les extrémismes de toutes sortes. Chacun peut y voir ce qu'il recherche, et interpréter les textes à sa manière.
Commentaires