Magnifique recueil de nouvelles, ayant pour thème commun la mort, "La Mort en été" nous offre un tour d'horizon de différentes façons de l'appréhender. Deux nouvelles parmi cette oeuvre m'ont marqué : la première, "patriotisme", décrit le trajet d'un jeune officier et de son épouse jusqu'au seppuku traditionnel. Très violente, cette nouvelle débute par une sensation de netteté et de beauté des protagonistes, une impression de perfection esthétique, qui sera vite ternie par les viscères sanguinolents. On assiste à une scène réglée comme une horloge, et ce suicide semble être la préparation de celui de l'auteur (Mishima s'est lui même fait seppuku des années après). Rien que pour "patriotisme", la mort en été doit être lue.
La seconde nouvelle "la mort en été", nous présente la mort accidentelle et l'importance des conventions sociales lorsqu'elle survient. Une fois encore, j'ai été saisi par l'art de Mishima : il nous offre une vision d'une grande beauté, pour ensuite la "gâcher" avec la violence de la mort... On a l'impression que l'auteur est un peintre qui, une fois son oeuvre finie, la barbouille de peinture rouge et noire... et dont l'art s'exprime par la manière dont il détruit la beauté de son tableau.
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